Le divorce : papa ou maman nous sommes concernés
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 Divorce et religion : chez les catholiques

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papadivorcé
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Masculin Nombre de messages : 1578
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MessageSujet: Divorce et religion : chez les catholiques   Lun 20 Fév - 23:42

Choisir de se marier religieusement donne une dimension spirituelle à la cérémonie. Lors de la célébration du mariage catholique, les époux promettent solennellement devant Dieu et devant l'Eglise de s'aimer et de rester fidèle durant la vie entière.
Mais voilà, au fil du temps, l'amour s'effrite, le couple bat de l'aile, les époux constatent qu'ils se sont trompés et ils envisagent la séparation.
Comment le divorce est-il perçu par l'Eglise catholique ? Quelles conséquences sur la vie religieuse ? Quelles solutions pour ne pas se sentir exclu de la communauté chrétienne ?
Pour les catholiques, le mariage à l'Eglise n'est pas un simple contrat juridique, il crée un lien sacré entre les époux, ce lien engage pour toute la vie.
« Ce que Dieu a uni, l'homme ne doit pas le séparer » dit l'Evangile. Autrement dit, les liens du mariage religieux ne peuvent pas être rompus.
L'Eglise accepte malgré tout  qu'un couple marié religieusement soit amené à se séparer ou même à divorcer. Le fait de vivre séparé de son conjoint n'est pas un péché ni un motif d'exclusion.
 
Par contre, l'Eglise ne permet pas le remariage religieux d'un époux divorcé puisqu' il est impossible de rompre le lien sacré du mariage pour célébrer un second mariage. Cette position a pour conséquence directe de priver du mariage religieux le chrétien baptisé qui souhaite épouser une personne divorcée.
 
Mais c'est à l'égard des divorcés remariés civilement que l'Eglise adopte une position plus sévère : l'accès à la communion leur est refusé. « Heureux les invités au repas du Seigneur » , dit le prêtre à l'assemblée de chrétiens. Cette invitation ne s'adresse pas aux chrétiens divorcés remariés civilement ; eux, n'ont pas le droit de s'approcher de l'autel.
 
Certes, ces chrétiens conservent leur place dans la communauté catholique, ils ont le droit d'animer les célébrations, d'être parrain et marraine, de bénéficier d'obsèques religieuses mais leur participation à la vie de l'Eglise se trouve malgré tout réduite.
 
Quand on connaît toute la souffrance qui se cache derrière un divorce, on a du mal à comprendre que l'Eglise ne prenne pas en compte « ce droit à l'erreur » et refuse d'assouplir sa position.
 
Depuis quelques années, les actions se multiplient partout en France et notamment à Paris. A l'initiative d'un prêtre Guy de Lachaux et d'une laïque Jeanine Martin, des groupes de divorcés remariés se rassemblent. Leur démarche, « permettre aux personnes qui se sentent exclues, d'exprimer leur révolte, leur désarroi et leur incompréhension de voir l'Eglise leur refuser l'accès à la communion ».
 
De son côté, l'Eglise, sous l'impulsion de certains évêques propose des pistes de réflexion. Ainsi, dans la plupart des diocèses,  des structures d'accueil ont été mises en place pour accompagner les divorcés remariés. Preuve que les mentalités sont en train d'évoluer dans le bon sens.
 
Parmi les pistes envisagées pour réintégrer les divorcés remariés, l'assouplissement de la reconnaissance en nullité du mariage. L'Eglise a le droit de déclarer nul le mariage. Au vu de certains faits établis, le Tribunal diocésain constate que la réalité du mariage n'existait pas, que le mariage a été célébré à tort.
 
Quelques exemples de vices retenus pour déclarer la nullité du mariage :
- Le mariage a eu lieu sous la pression des familles.
- Il y avait un refus caché de la fécondité.
- L'un des époux est atteint de troubles psychiques rendant impossible la vie de couple.
 
Comment faire la demande de déclaration de nullité du mariage ?
Il faut d'abord s'adresser à l'Evêché pour connaître les coordonnées du Tribunal Ecclésiastique. Ce dernier désignera un avocat pour vous conseiller et vous aider à rédiger un mémoire expliquant les motifs de votre demande de nullité. Après avoir reçu votre déposition et entendu les témoins, trois juges prendront la décision d'accorder ou pas la nullité du mariage. La sentence sera ensuite prononcée, la procédure aura duré environ 18 mois pendant lesquels vous ne devez pas céder au découragement.
 
Malgré quelques signes, annonciateurs d'espoir pour tous ceux qui souffrent, le chemin de la réhabilitation semble encore lointain.
 
Alors, pourquoi ne pas se référer aux premiers siècles de l'histoire de l'Eglise ? Pourquoi ne pas s'inspirer de la pédagogie pastorale de Saint Basile Le Grand qui, dès le 4ème siècle impose aux divorcés ou veufs remariés une sorte de thérapie spirituelle basée sur une période de pénitence à l'issue de laquelle le baptisé est réhabilité.
 
Voilà une façon de concilier la justice de Dieu et la miséricorde. « Purger sa peine », obtenir le pardon de l'Eglise et démarrer enfin une nouvelle vie, c'est le souhait de nombreux chrétiens divorcés remariés qui se sentent exclus.
Dieu n'est-il pas amour ? «  La bonté du Seigneur est pour tous, sa tendresse, pour toutes ses oeuvres », ces paroles de l'Evangile nous donnent toutes les raisons d'espérer en la miséricorde.
 
 

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